514 Histoire de Geneve,
1553, gnies, fous les Capitaines Debons, Corne, & Dumont k : plu-lieurs Chefs des rebelles furent pendus, & Lciiberg mis enquartiers.
Cette même année 1653* Isaac Gautier de Porentru, futarrêté prisonnier à Geneve à Tinstance de la République deVenise, au service de laquelle il étoit Capitaine. Etant con-vaincu d’avoir massacré une famille Espagnole qui fe retiroiten son pais, & pillé le Vaisseau dont la conduite lui avoit9 - Août. été commise, il fut pendu le 9. Août bÌ655. Ceux de Geneve reçurent une Lettre latine de Cromwel mdont voici le sommaire. II dit que les extrêmes miferes quele Duc de Savoye faiíoit souffrir aux Protestans des Valléesde Piémont, l’avoient si fort touché de compassion, qu il avoitordonné que l’on fit des collectes générales par toute la Re-
, publi-
k Le secours des trois Compagniesdont ii s’agit ici, partit deux fois pourBerne ; la premiere au mois de Mars ,& fut renvoyé au mois d'Avril , parcequ’on crut que la paix alloit être réta-blie ; Il y eut même deux autres Com-pagnies de cent hommes chacune, quipartirent quelques jours après ce premiersecours, qui étoient commandées par lesSieurs Ex.ecl»el Gallatin & Daniel Des-Arts, lesquels n’allérent pas jufqu’à Mou-don , & revinrent à Geneve avec les troisautres. Mais les Sujets de Berne s’étantde nouveau soulevez, & Leurs Excellen-ces ayant prié les Seigneurs de Genevede leur envoyer une lèconde fois les troisCompagnies de secours , elles partirentpour Berne le de Mai: On leur tintmcine prête une Compagnie de Cavale-rie qu’ils avoient demandée , comman-dée par le Sr. Jaques De la Maisonneuve,laquelle n’et» pas occalîon de partir, lestroubles excitez par les Païfans soulevezayant fini, par la punition des princi-paux de leurs Chefs.
1 Le Capitaine Gautier s’étoit embar-qué avec une Compagnie de cent hom-mes fur un Vaisseau, pour aller à Can-die au service de la République de Ve-nise, lors-quil fut en Mer, il fe repen-
tit de 1’engagement qu’il avoit pris, Scayant pris querelle avec le Capitaine duVaisseau qu’il tua, il s’en rendit le maî-tre , vint débarquer d Villefranche , &comme il passoit d Geneve pour s’en al-ler chez lui , où il emportoit son butin,il fut arrêté, à la priere du Résident deVenise, à Zurich. Cette Republitjuc ledemanda avec beaucoup d’instance a Mes-sieurs de Geneve , qui le refusèrent, s’é-tant affermis d prendre connoissance euxmêmes, du crime qu’il avoit commis.On en avoit usé ainsi en de semblablesoccasions. Le Magistrat, de cette Villeayant cru qu’il lui convenoit, Sc qu’il é-toit de son droit de juger les malfaiteursqu’il avoit en son pouvoir, en quelqueendroit du monde qu’ils eussent commisles crimes dont ils étoient chargez. LesSeigneurs de Geneve reçurent quelquetems après des Lettres de remercîment,du Doge de Venise , de la bonne justi-ce qu’ils avoient rendue en cette occa-sion.
m Meilleurs de Geneve avoient reçuquelques mois auparavant une Lettre du .même Cromvel, dont le Sieur Dureeusfut porteur, par laquelle il leur recom-mandoit ce Ministre, dans le dessein où_il étoit de travailler à la réunion des
Fre»