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Tome premier.
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ment , qui avoit servi de prétexte à toute cette levée de bou- 1667cliers.

Au mois de Mars de Tannée 1667. les Curez de Megny& de Choulex, allèrent faire communier un malade en unemaison de Couríìnge dépendant de la Souveraineté de Justy,bien que le reste du Village soit de Savoye z . La Républiquey envoya Tancien Syndic Colladon pour informer, & il fitajourner ces Curez : Le Sénat de Ghambcry décerna ajour-nement personnel contre Colladon , & le fit proclamer au sondu tambour, avec ordre de le saisir pour lui faire son pro-cès. Le Conseil étonné de cette procedure envoya le SyndicLiffort à Chambery vers le premier Président de la Perouse,Commandant en Savoye, pour s’en plaindre , & en mêmetems pour lui communiquer ses titres, & pour justifier deson droit de Souveraineté fur cette maison : mais il refusa devoir les pieces, & ne voulut point entendre de raisons. Ce

qui-

* Ce que M. Spon raconte dans cet ar-ticle , & qui donna lieu à tous les mou-vemens dont il a parlé auparavant, agi-ta la République pendant astez long-tems.J1 se trompe d'une année sur l’affaire desCurez de Megni & de Choulex , qui ar-riva au mois de Mars 1666., & fut sui-vie des diverses Députations en Suisse,dont il parle , & des Factums qui y fu-rent publiez de part & d’autre. Commecette affaire ne put point s'accommoder «pendant le reste de Tannée , & qu’il ve-noit des avis de tous cotez que la Villede Geneve seroit attaquée au Printems ,la République se vit engagée par là àprendre differentes mesures pour fa dé-fense , Sc à faire travailler d’une manié-ré extraordinaire aux Fortifications , pen-dant le cours de Tannée 1667., à quoitout le Peuple se porta avec Tactivitédont parle TAuteur, parce que la Savoyefut couverte pendant ce tems-là de Trou-pes. Enfin , fur une ouverture qui futfaite Si acceptée, d’nne Députation de1 » part de la République, à Turin, leschoses commencèrent à prendre le traind’une pacification. Vers. la fin de cette

même année , les troupes qui étoientdans le voisinage de Geneve , se retirè-rent. Cependant tout ne sut pas enco-re fini: Les Députez à Turin n'ayant píìse refondre à abandonner purement Sisimplement , comme on vouloir qu’ilsfissent, la Souveraineté de la Maison deCorsinge, vinrent rendre compte de leurgestion à leurs Supérieurs, au commen-cement de 1668. Et après quelques né-gociations en Suisse, ils surent renvoyezà Turin au mois d'Avril suivant pourcûndurre : Ce qui fut fait par Tentremi-sc de Monsr. l’Ambassadeur de France,& de la maniéré que M. Spon le raporte.Les Députez de Geneve acceptèrent laPrononciation rendue par ce Ministte le14. Août, & s’en revinrent ensuite, aprèsavoir pris leur audience de congé de S.A. R. de Savoye.

Le Roi de France ayant fait la con-quête de la Franche-Comté ati mois deFevrier 1 66%. Mr. Jean Lullln qui étoitalors à la Cour, pour des affaires que laRépublique y avoit, eut Thonneur de com-plimenter Sa Majesté, fur cet évenement.

M. Spon ne disant rien fur Tannée

1669.