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Tome premier.
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_528 # i s r o i a i d i Gen e rr:

1667. qui obligea les Syndics & le Conseil de Geneve à envoyerdes Députez en Suisse, qui firent divers voyages aux Dietesd’Arau & de Baden, où le Baron de Greify Ambasladeur.deSavoye instruifoit aussi chacun de son côté: il publia un Fac-turai , auquel on répondit par un autre. Enfin vers l’Automnela République députa à Turin André Pictet, & Jean Dupan,afin de terminer cette difficulté avec S. A. même ; qui les fitfort bien recevoir & traiter avec beaucoup de civilité danstous ses Etats: mais le Marquis de Pianezze & autres Com-missaires, à qui le Duc a volt ordonné de regler cette affai-re, apportoient tant de difficultez & de longueurs, que les, Députez avoient demeuré près de trois mois à Turin, fansavoir rien conclu. Enfin, le Roi en fit écrire aux Seigneursde Geneve par Monsieur de Lionne: & M. de Servient Am-

bassa-

1 66p. > on y suppléera par ce qui suit.11 y cut cette Annce - là des difficul-tez entre quelques Pasteurs de Geneve,su sujet des matières de la Grâce & dequelques autres articles, qui y avoientdéja fait du bruit d u tems que Mr. Mo-tus étoit au service de cette Eglise. Cefut à son occasion qu’au mois d’Aoút deTannée 1647., il fut arrêté par la Com-pagnie des Pasteurs Sc des Professeurs,que tous ceux qui entreroient dans ce.Corps, ou qui seroient appeliez au saintMinistère, seroient obligez de promettred’enleigner conformément aux Canons duSynode de Dordrecht, & de rejettes lanouvelle Doctrine fur T Universalité de laGrâce , dr de la non - imputation du pre-mier péché d.'Adam : Et qu’environ deuxans après, le 1. Juin 1649. cette mêmeCompagnie ayant fait d rester des Thèsesfur ces matières, engagea le Sr. Moruià les signer. Depuis que ce Professeurfut parti de Geneve, il n’y eut point dedifficulté parmi les Ministres fur -cetteaffaire, jusqu’à Tannée 1669. qu'à Toc-casion de la réception d'un Etudiant enThéologie au St. Ministère, quelques Pro-fesseurs ayant proposé de ne point exigerde ceux qu'on recevroit Ministres à Ta-venir , aucun engagement à rejettes la

Doctrine de TUniversalité de la Grâce .& de la non-imputation du premier pé-ché d’Adam , comme on l’avoit fait enpareil cas , depuis les années 1647. Sc1649. Ceux qui étoient du sentimentopposé , proposèrent au contraire , quepour s’opoíer avec plus d’efficace auxnouvelles Doctrines fur ces deux articles.Sc quelques autres qui y avoient du ra.port, les Membres de la Compagnie dé-vroient soulcrire les Thèses , qui surentsignées en 1A49. par Mr. Morus , ce quifut exécuté iur le champ , par le plusgrand nombre de ceux qui la compofoicnt,lesquels s’étant fortement persuadez qu’ilétoit du bien de la Religion, que tousceux à qui Ton donneroit dans la fuitele caractère de Ministre, sussent non-seu-lement exhortez à se conformer à cesThèses, mais que de plus on dút exigerd’eux de les signer, ils firent ensuite desi grandes instances auprès du Magistrat,qu'ils obtinrent enfin un arrêt du Conseil«ses Deux Cent , le 10. Decembre 1669.qui portoit ; Que ceux qui seroient re-çus au St. Ministère, à Tavenir, seroientobligez de signer les Thèses ou Canonsdreflez en 1649. avec ces termes j Sicsentit, fie profiteor, fie doetbo, & non chptrarinm dtcebo.