pour l'Histoire de Geneve. 207 >
íeil j en auroit dés Tannée passée mil cinq cents soixante dix- 1579.huit, envoyé les Lettres Patentes, signées de fa main & deMonsieur Brulart, Tun de ses Conseillers & Secretaires d’Efctat, en datte du dixiesme jour de Juillet, portant Pouvoir &Procuration speciale à Monsieur Messire Jchan de Bellievre,Seigneur de Haultefort, Conseiller au Conseil Privé de SaMajesté, Premier Président en Daulphiné, & son Ambassa-deur en ce dit Pays des Ligues, de traicter, convenir & né-gocier avec les Cantons ou Alliés dcfdits Seigneurs des Li-gues, en général ou particulier, & adviser avec eu!x de toutce qui pourroit servir à la continuation & fortiffication du re-pos général d’icelles, & spécialement de ce qui pourroit tou-cher â la conservation de laditte Ville & Ciré de Geneve &Territoire d’icelle, en Testât qu’elle se retrouve à présent, &empescher les entreprises qui se pourroyent faire sur icelle,par quelques personnes ou Potentats que ce soit, làns nul ex-cepter ; Et pour cest eftect, accorder au Nom de Saditte Ma-jesté tout tel secours, faveur, ayde & adsistance pour ce re-gard , qu’il seroit trouvé expédient & nécessaire ; De sorte,que laditte Ville puisse demeurer & se maintenir, ainsi qu’el-le est de présent, & de ce en passer par ledit Seigneur deHaultefort, au nom de Saditte Majesté, telles promesses &obligations qu’il verroit bon estre, ainsi que plus à plain lecontiennent lesdittes Lettres de pouvoir, qui seront cy apréstranscriptes en si n de ces présentés, suivant & en vertu des-quelles & d’aultres Lettres que Sa Majesté lui en a depuis par-ticulièrement escriptes. Ledit Seigneur de Haultefort désirantsatisfaire au defyr & affection, que Nobles & MagnifiquesSeigneurs , les Seigneurs des Villes & Cantons de Berne &Solleurre ont demonstré avoir à la conservation de laditteVille & Cité de Geneve ; Et à la Requeste qu’ils en ont sale-té à Sa Majesté au commun benefice, repos & feureté de tousles Pays des Ligues ; Aprés en avoir par diverses fois traicté& négocié avec eulx, & considéré ce qui faisoit sur ce àconsidérer, seroit enfin par l’advis & en presence de Monsieur
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