62
Le Vingtième Siècle.
— Parbleu ! fit M. Ponto en écartant le récepteur, le petit emprunt!...Et vos bébés ? reprit-il.
— Ces chères petites vont bien, je vous remercie... elles deviennentgrandelettes...
— Des bébés de quinze à dix-sept ans ! dit M. Ponto à ses filles,
SPECTATEURS AFRICAINS PAR LE T É L É P H O N O S C O P E.
madame leur mère a peur de les montrer, leur présence nuirait à ses airsde jeune femme évaporée... »
Les trois coups annonçant la fin de l’entr’acte interrompirent la com-munication. Le rideau allait se relever sur le second acte de Faust.
« Assez d’Opéra pour aujourd’hui! dit M. Ponto; voyons, c’est jour derépertoire au Théâtre-Français; si nous entendions un petit morceau dechef-d’œuvre classique... pour achever de m’endormir?...
— Soit! dirent Barbe et Barnabette en soupirant d’un air de rési-gnation.
— Que joue-t-on? dit M. Ponto en prenant le programme, voyons,