Le Vingtième Siècle.
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Le rideau baissa encore une fois. La salle, mise en gaieté, pouvait main-tenant supporter un acte de la vieille pièce, dont les vers avaient à peine étéretouchés. Il n’y eut pas trop de bâillements. Les scènes se déroulant avecmonotonie furent entendues avec résignation ; les spectateurs fumaient,cela se voyait aux légers nuages blancs qui dessinaient leurs spirales surla plaque du téléphonoscope. De temps en temps, des tintements de verreset de petites cuillers ou des bruits de pas ponctuaient les tirades du vieux
LES IMPRÉCATIONS DE CAMILLE AU T HÉAT RE-FRANÇAI S.
Corneille ; les spectateurs profitaient du peu d’intérêt de l’acte pour renou-veler leurs consommations ou pour-se dégourdir un peu dans le promenoircirculaire ménagé autour du parterre. On sait que depuis deux ans de grandstravaux ont été exécutés dans la vieille salle de la Comédie : on s’y promènemaintenant, on fume et l’on consomme comme dans tous les autres théâtres.
M. Ponto n’attendit pas la fin de l’acte pour s’endormir tout à fait.Bien étendu dans son fauteuil, il n’entendit même pas la musique annoncerle commencement du 4 e acte et accompagner les exercices de trapèze dela très charmante jeune première du Théâtre-Français, M llc Bertha, trage-dienne et gymnasiarque de primo cartello.