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Le Vingtième Siècle.
Le clou de ce 4 e acte était un intermède de haute gymnastique par lamalheureuse amante de Curiace, intermède amené ingénieusement par lejeune collaborateur de Corneille. M ile Bertha, après quelques vertigineuxexercices, s’accrocha au trapèze par les pieds et dit, la tête en bas, avec uneénergie de gestes et une puissance dramatique extraordinaires, les sublimesimprécations de Camille.
La salle, au comble de l’émotion, enlevée et surexcitée comme auxjours des grandes batailles littéraires, éclata en applaudissements, lorsqueM Ue Bertha, à la fin de sa tirade, dit avec une maestria superbe :
Voir le dernier Eomain à son dernier soupir,
Moi seule en être cause et mourir de plaisir !
Horace, paraissant alors sur la scène un pistolet k la main, ajuste sasœur et fait feu.
...Ainsi reçoive un châtiment soudainQuiconque ose pleurer un ennemi romain.
Camille, atteinte, fait quelques tours, puis lâche brusquement le tra-pèze, et, par un prodige d’habileté, se rattrapant à une corde, exécute uneaudacieuse voltige pour tomber debout au milieu de la scène.