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Le vingtième siècle / texte et dessins par A. Robida
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Le Vingtième ■Siècle.

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des témoins, je disais encore à mon client, : Mon ami, ne vons gênez pasPour moi, ne cherchez pas à diminuer ma tâche, ne bataillez pas pour desbroutilles; 2 ieu importe un chef d’accusation de plus ou de moins; aucontraire, plus votre affaire sera mauvaise, et plus je me sentirai enlevée,inspirée !

— Vous savez, mademoiselle Malicorne, que vous m’avez promis deux° u trois autographes de ce Jupille ! ce n’est pas pour moi, c’est pour des

l’accusé jupille distribuant des autographesaux femmes du monde.

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dames du monde qui me tourmentent... Il paraît qu’elles ont des auto-graphes de toutes les célébrités ; Jupille leur manque...

— Je le trouve un peu surfait, moi, ce Jupille; je ne comprends passa v ogue, fit M lle Malicorne ; ainsi voilà six fois qu’il se fait photographier,Ses portraits s’enlèvent aussitôt parus et il a déjà distribué cinq ou sixdouzaines d’exemplaires de chaque pose, avec des dédicaces ! et pourtantest nn criminel bien vulgaire ! »

L’entrée de la cour et du jury interrompit les conversations.

« Affaire Jupille ! » glapit le greffier qui parlait du nez comme tous les

greffiers.

Une porte s’ouvrit, et l’accusé parut entre deux gendarmes. Il était,tellement doué d’un physique peu sympathique, 1 accusé Jupille, on lisaitle vice et, l e crime à, première vue sur ses traits, malgré certaines allures