Le Vingtième Siècle.
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en plus leur plan ; ils voudraient devenir mon beau-père et mes belles-mères. Amy, Yalentine et Lawrence sont à marier tontes trois; c’est unevéritable occasion. Et le brave Percival de me chanter tous les soirs lesbeautés du mormonisme et les braves dames de célébrer les joies d’un foyertriplement conjugal, l’agrément d’avoir des épouses variées, etc.
« Mais voici le drame.
« C’était avant-hier dimanche.
« Pour les étrangers, le dimanche anglais a de tout temps été un jourlugubre et néfaste. Jadis, au temps de l’Angleterre convenable et mono-
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game, c’était le jour de l’ennui intense, de l’ennui complet ; maintenantque la perfide Albion est devenue extraordinairement shocking, le dimancheest le jour du péril ! Je ne savais pas qu’en vertu d’un décret d’AbrahamHirbings, deuxième président de la république mormonne, du 6 mai 1941,tout individu qui se promène tout seul dans les rues anglaises, le dimanche,de six heures du matin à six heures du soir, est arrêté et conduit chez lecoroner. S’il est reconnu célibataire, le magistrat l’envoie pour huit joursréfléchir en prison sur les inconvénients du célibat ; si ces huit jours nesuffisent pas pour le convertir, le délinquant est envoyé dans une coloniematrimoniale, où l’on s’efforce de le catéchiser et de le marier.
« Vous devinez maintenant. Dimanche dernier, au matin, comme jevenais de descendre d’aérocab sur le pavé de Regent Street, avec l’intentionde prendre un peu d’exercice avant de déjeuner, je m’aperçus que les pas-sants me considéraient d’un air bizarre, des pères de famille me jetaient