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Le vingtième siècle / texte et dessins par A. Robida
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Le Vingtième Siècle.

337

Philippe Ponto s’était trouvé le matin au tube, il avait vu Hélènedescendre de wagon avec ses compagnes de l’agence. L’après-midi, il étaitparti en mer avec le yacht, et à l’heure du haiu il s’était jeté à l’eau pourgagner à la nage la partie de la plage occupée par les jeunes filles. Biendes baigneurs avaient fait comme lui. Le radeau mouillé devant les cabinesétait chargé à couler bas, comme un vrai radeau de la Méduse , et desgrappes de baigneurs et de baigneuses s’accrochaient aux cordes servantde limites aux différents bains.

AUX BAINS DE MER. — CABINES PARTICULIÈRES.

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Hélène nageait assez bien. Eu s’avançant un peu hors de la grandefoule des baigneurs, elle rencontra Philippe et put causer avec lui tout enfendant la vague.

« Hélène, dit tout à coup Philippe entre deux lames, ma chèreHélène, vous m’avez sauvé l’autre jour en Angleterre, en me faisant pas-ser pour votre mari... »

Hélène rougit et faillit couler sous une vague par une soudaine défaillance.

« Voulez-vous, reprit Philippe, que ce doux mensonge devienne uneréalité ? »

Hélène ne répondit rien, mais son silence fut plus éloquent qu’unlong discours.

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