Le Vingtième Siècle.
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formalités autrefois exigées pour le mariage.ont été bien simplifiées —trois jours de publications suffisent. Et même les parents peuvent donnerleur consentement par le téléphone, ce qui est un avantage très apprécié ànotre époque affairée et surmenée où l’on a si peu de temps ù perdre envaines formalités.
Comme la famille Ponto sortait de la mairie pour se rendre à l’église,on rencontra les Cardonnaz qui ouvrirent des yeux démesurés devant larobe blanche d’Hélène. M. Cardonnaz furieux rentra chez lui et téléphonarapidement à M. Ponto :
c< J’aurais dû stipuler dédit... manque de parole abominable ! procédéinqualifiable ! »
M. Ponto ne comprit rien à cette dépêche; mais comme il était trèsoccupé, il en remit l’explication au dîner.
On devine sa surprise lorsqu’en arrivant à sa villa de Maneheville, ilaperçut Hélène revêtue de sa robe de mariée. Philippe, avec le plusgrand sang-froid, lui présenta sa femme et le remercia d’avoir consenti, sansse faire prier, à faire son bonheur.
« Toujours aussi peu pratique ! dit-il tout bas à son fils; puis, embras-sant Hélène, le brave banquier ajouta : Ouf! je suis donc enfin débarrassédu souci de ma tutelle ! »
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LE CONSENTEMENT PAR TELEPHONE.