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Essai sur l'histoire du café / Henri Welter
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borner donc à évaluer à peu près les quantités quisortent par les ports de la mer Rouge et par celuid’Aden . La ville de Moka, très prospère autrefois,a déchu considérablement par la concurrence duport franc d’Aden , et aujourd’hui le café qui porteson nom ne compte plus dans ses exportations quepour 300 à 400 milliers de francs. C’est Hodéida,situé à 35 lieues au nord de Moka, qui a dans lamer Rouge presque le monopole de ce genre decommerce : ce port expédie annuellement en Egyptedes cafés d’Arabie pour une valeur de 5’/» à 6 mil-lions, pendant qu’Aden , où se versent ceux produitsdans le sud de l’Yémen , en exporte de son côté pour1 '/a à2 millions. Ces cafés sont habituellement dansdes fardes ou balles de jonc, recouvertes d’un tissud’écorce et liées avec des cordes de jonc; elles pè-sent de 140 à 180 kilog., mais il en vient aussi endemi-balles.

Dans notre Europe occidentale ce n’est guèrequ’à Londres que l’amateur puisse trouver quelque-fois des cafés de Moka véritables et de bonne qua-lité. Partout on débite ordinairement sous ce nomdes sortes qui ont l’apparence de celui d’Arabie etqui consistent en grains triés parmi les cafés deBourbon, de l’Inde anglaise ou des Antilles . En An-gleterre, la plus grande partie de ce qui se vendcomme Moka n’est, autre que du Malabar qui, en