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ma coupe, est dominée à son tour, au nord-est, par des hauteursbien connues des habitants de la région de Castres , par le Mont deSaïx que j'ai esquissé à l’arrière-plan, petite montagne remar-quable, en ce sens, que sur les grès et argiles de l’éocène supérieurqui la constituent, reposent à 292 mètres d’altitude ou à 140 mètresenviron au-dessus de l’Agout, d’anciens témoins de la périodediluvienne (1). Ces témoins consistent en quelques cailloux géné-ralement quarlzeux, — ressemblant à ceux de la terrasse desAguls,— qui indiquent ici l’existence d’une ancienne terrasse, laplus élevée de la coupe (d 1 ), qui a été en majeure partie érodée,et qui correspond à celle que je signalerai hienlôt aux Ormeaux.
En descendant des Aguls et du Pioch, vers Cambounet, dans lavallée du Sor, on trouvera, un peu en contre-bas, deux autresterrasses inférieures : l’une d’elles, qui fait suite et qui se lieinsensiblement à celle du Pioch et des Aguls, porte sur ma coupela lettre d 3 ; elle est composée de cailloux roulés ressemblant àceux que je viens de décrire; l’autre, celle indiquée par la lettred 4 , et sur laquelle les hameaux de Longuegineste et d’En-Bouissesont situés, a des cailloux plus petits. Plus bas enfin, dans la valléeproprement dite, où se trouve établi le chemin de fer de Castres àCastelnaudary , on observe des dépôts diluviens ( d 5 ) composésaussi de cailloux de petite dimension (2).
Des rives du Sor aux Ormeaux, nous passerons en revue lesdivers horizons diluviens déjà indiqués (voir la coupe). Cambou-net nous laissera voir, grâce aux affouillements de la rivière, lescouches horizontales ou très peu inclinées de l’éocène supérieur (e 2 ),formé de grès sableux et d’argiles peu colorées. Le village est assissur le terrain diluvien (d i ). La montée, vers le château de laSerre, nous permettra de reconnaître : des dépôts caillouteux à une
(1) De cette petite montagne on jouit d’un très-beau coup-d’œil sur le bassinde Castres , et sur les régions du Sidobre et de la Montagne-Noire. On voitauss> et surtout se dessiner nettement la vaste dépression qui longe cette der-nière montagne dans la direction de Revel, et qui représente, — ai-je dit, —l’ancien lit de l’Agout. Cette dépression, due aux érosions de la période qua-ternaire, permet de voir, de loin, quand le temps est favorable, quelques-unsdes sommets des Pyrénées . Je ne saurais assez recommander l'ascension duMont de Saïx, par le plateau des Aguls, à ceux qui voudront avoir une idée dela grandeur des phénomènes diluviens au début de la période quaternaire.
(2) Quelques ossements fossiles encore indéterminés ont été trouvés à ce