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argileuses jaunâtres, les autres de limons noirâtres; qu’indépen-damment de ces dépôts, il en existe un autre qui pourrait peut-être appartenir à l’époque glaciaire (d. g. ) ; et qu’en dehors de mescoupes, il existe aussi des terrains caillouteux — indiqués depuislongtemps sur la Carie géologique de la France , par MM. Dufréuoyet Elie de Beaumont , — qui apparaissent notamment sur les hau-teurs, entre Puyiaurens et Toulouse .
Je crois devoir dire, d’ores etdéja,que les terrasses supérieures,d 1 et d 2 , que nous venons d’étudier, représentent l’ancien lit doPAgout, à l’époque où cette rivière se déversait dans la Méditer-ranée. Nous retrouverons, en effet, ces terrasses dans la coupesuivante, sur la ligne de faîte des bassins Océanien et Méditerra-néen, et à un niveau un peu inférieur à celui que nous avonsobservé ici, par suite de la pente de l’ancien lit.
D’un autre côté, je. ferai remarquer que le terrain constitutif dupays Castrais , l’éocène supérieur, n’est pas faille et que ses couchessont légèrement inclinées, vucsen grand, vers l’ouest. Cetleabsencedo brisures nous conduit:! admettre que les vallées se sont forméespar voie d’érosion et d’affouillement successifs : les terrasses lesplus élevées étant les plus anciennes; mais je reviendrai plus loinsur celte question, dès que j’aurai terminé la description descoupes qui accompagnent cette notice.
Coupe entre le massif de Vaudreuille, Armengaud, VEnmaurelet Saint-Félix de Caraman , pl. 11, fig. 2.
La direction de cette coupe est E.S.E. à O.N.O.. ; sa longueurne dépasse pas 10 kilomètres.
Des hauteurs situées à 2 kilomètres au sud de Vaudreuille —et indiquées sur la carte du dépôt de la guerre (feuille de Castres )par la cote 430, — à Armengaud, on remarque des granites-gneiss,avec filons de quartz, vitreux, blanchâtre (y). Ces roches primor-diales, qui constituent les premiers ressauts de la Montagne-Noire,sont, ainsi que l’indique la coupe de la pl. Il, fig. 2, en bancstrès-relevés. Sur elles reposent, près d’Armengaud, des sables etdes argiles, en couches presque horizontales, qui appartiennent àl’éocène supérieur (e 5 ). A leur tour, ces couches tertiaires sontrecouvertes, entre Armengaud, Perairol et l’Enmaurel, par unterrain de transport de l’époque diluvienne ( d *), qui rappelle celui