l'alcool
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L’alcool et l’agriculture.
On comprend qu’il était impossible de satisfaireune demande et d’arriver à une production aussiconsidérables que celles dont nous venons d’indiquerles chiffres et les éléments, sans qu’une véritablerévolution se fût accomplie dans l’économie agricoledu pays.
La production de l’alcool était d’abord nécessai-rement limitée aux régions viticoles, et à quelques-unes d’entre elles particulièrement.
On a vu que, sans avoir renoncé à cette produc-tion, les propriétaires de vignobles ont singulière-ment diminué la quantité des vins affectés à cetusage.
D’autre part, des régions où la vigne ne mûritpas, sont largement entrées en concurrence pourla fabrication de l’alcool.
Des cultures nouvelles, spéciales, ont été intro-duites ; d’autres, qui n’avaient été répandues quedans la mesure où elles concouraient à l’alimenta-tion de l’homme ou du bétail, ont été poussées à lalimite.
On ne peut nier qu’il y n’ait eu là une influencoconsidérable sur l’agriculture de notre pays.
Cette influence a-t-elle été favorable?
Il est incontestable que des terres peu productives,Sinon incultes, ont été transformées tout à coup etqu’elles ont fourni un rendement inespéré.
La culture en grand des betteraves et des pommes