l’alcool
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pagne, des rations d’eau-de-vie peuvent être distri-buées aux troupes, à condition de la mélanger aucafé. »
Il l’admet encore, et au même titre exceptionnel,dans les circonstances suivantes :
« Quand l’effet à produire dépasse la limite desforces disponibles, ou lorsqu’il faut donner un sti-mulus à l’organisme, pour réagir contre le froid,l’humidité l . »
Cette règle et ces exceptions, il faut les admettreaussi pour la marine.
La sobriété est indispensable pour la discipline etla sécurité de l’équipage. Elle est toujours de mise.
Mais il est des heures où il est permis de se dé-partir d’une extrême rigueur. Il y a à bord des mo-ments terribles, quand la tempête fait rage, quandil faut franchir certains passages dangereux, le capHorn, le cap de Bonne-Espérance ....
Il y a en temps de guerre des jours où il faut dé-ployer une surhumaine énergie, dans les aborda-ges par exemple.
Dans ces cas-là, priver le marin d’un excitant al-coolique, ce serait une cruauté, quand, faute d’uneforce exaltée, surexcitée, une mort certaine l’attend.
Mais ce sont là des nécessités que l’on subit enles déplorant, comme on déplore aussi que le défautd’espace ne permette pas d’embarquer du vin, etoblige à y substituer l’eau-de-vie, parce qu’elle estmoins encombrante : fâcheuses conditions contre
1. Moraahe. Hygiène militaire.