l’alcool
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En 1873, et dans l’Angleterre seule, il n’y a paseu moins de 182,000 poursuites pour cause d’ivro-gnerie, 31,000 de plus qu’en 1872.
En 1874, à Londres seulement, 26,155 individusont été arrêtés pour cause d’ivrognerie.
En France également, l’ivresse n’a pas cesséd’être de mode. I
A une séance de la Société française de tempé-rance, M. Renouard a lu un rapport qui contenaitles renseignements suivants :
« Dans le courant de l’année 1874, les tribunaux ,de simple police des vingt-six Cours d’appel ontété saisis de 52,696 contraventions en matière d’i-vresse, imputées à 52,655 inculpés.
Sur ce nombre, les femmes figurent pour 2,661.
Sur 55,635 inculpés, il y a eu 54,933 condamna-tions.
Pour 1,000 habitants, le nombre des inculpés estde 3 à Bordeaux, de 6 à Dijon, de 60 à Rouen , de25 à Rennes, de 37 à Paris .
Comme on le voit, l’abus des alcooliques est plusrare dans les pays vignobles.
Mais cette statistique prouve que l’alcoolisme alieu sous deux formes distinctes, l’une plus bru-tale, l’autre plus insidieuse, voilà tout. Cela satis-fait tous les goûts, et assure que moins do gens yéchapperont.
Tout est occasion, tout est excuse pour obéir auxsollicitations de ce besoin factice.
L’un boit pour tuer le temps, par désœuvrement,parce qu’il ne travaille pas. Il ne travaillera bientôt