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l’alcool
Tout cela était insuffisant : une peine légèrojusqu’au ridicule montre trop que la société est dé-sarmée.
Quant aux délits ou crimes commis pendantl’ivresse, force est bien de ne pas les punir, quandil y a eu absence certaine de la volonté de malfaire. L’ivresse complète exclut la volonté et partantla culpabilité.
Hors de là, trop souvent on a invoqué un degrémoins avancé de l’ivresse comme circonstance atté-nuante, alors que les boissons enivrantes n’ont faitqu’obscurcir ou que diminuer l’intelligence et lavolonté, sans les anéantir.
La loi nouvelle (3 février 1873) fournit une baserégulière à la poursuite.
Pendant l’année 1874, les tribunaux de simplepolice des 26 cours d’appel ont été saisis de76,740 contraventions en matière d’ivresse, qui ontdonné lieu à 73,596 condamnations.
Cette loi est encore trop récente pour que l’onpuisse juger les résultats de ses prescriptions et deson système pénal. Au moins elle ne permet plusde faire jouer à l’ivresse le rôle de circonstanceatténuante I
Là où l’homme est soumis à un règlement spé-cial, comme dans l’armée, dans la marine, dans lesétablissements industriels, il est toujours possibled’atteindre l’ivresse.
Une circulaire du Ministre de la guerre du40 août 1872 disait :
* Le règlement du 2 novembre 1833 sur le ser-