l’alcool 125
vice intérieur des troupes ne punit l’ivresse qu’au-tant qu’elle trouble l’ordre.
« Cela est très-regrettable, car l’ivresse mène ài l’ivrognerie, qui abrutit l’homme et lui ôte toutevaleur. Loin d’atténuer une faute, elle constituei une faute de plus ; elle doit donc être sérieusement1 réprimée, partout et toujours, et il faut même, enprévision des fautes que le soldat pourrait com-mettre, qu’il sache, à n’en pouvoir douter, qu’ellene pourra jamais être invoquée comme circon-stance atténuante. »
I Dans la marine, un système de peines très-sévèresest organisé contre ceux qui s’enivrent ou qui four-nissent les moyens do s’enivrer.
Un grand nombre d’industriels ont depuis long-temps institué des règlements sévères, interdit lechômage du lundi, expulsé les individus qui s’eni-vrent.
Excellentes mesures, si elles contribuent à amé-liorer l’état moral des ouvriers, car la répressionn’est qu’un moyen, et ce n’est pas toujours le meil-leur et le plus sûr, pour atteindre le but que nousindiquons.
Sans doute, avec le buveur endurci, incorrigible,le temps des conseils et des avis est passé : la so-ciété n’a plus qu’à le protéger contre lui-même, età se protéger.
C’est ici peut-être que l’on sentirait le prix d’a-siles analogues à ceux des Etats-Unis , où l’ivresseà l’état de maladie trouve un refuge, qui dérobe aupublic un funeste et contagieux exemple, et où le