176
LE TABAC
fabriques sur la nécessité de la propreté absoluedu visage, des mains et de la bouche.
En dépit de ces sages précautions et des loua-bles efforts de l’administration, il reste toujourspermis de conclure, en rappelant les paroles parlesquelles l’inspecteur général Mélier terminait sonrapport de 1845 sur le travail dans les manufac-tures de tabac :
« Il s’en faut encore de beaucoup que cette fabrica-tion soit exempte de toute action sur les ouvriers. »
Propriétés médicales du tabac.
Elles ont été singulièrement exagérées. Le nomd 'herbe à tous les maux qui lui a été donné en est ! ;la preuve.
Si nous ne savons que trop les maux réels qu’il ;cause, la liste des services qu’il peut rendre à lamédecine est bien vite établie et close.
Nul doute que ce ne soit un énergique irritant, ; 7que le tabac ne purge violemment ; ses propriétésnarcotiques sont vulgaires.
Mais il faut s’empresser de reconnaître que lors-qu’elle a besoin de mettre à profit l’action irritante ?de certains médicaments, la médecine possède demoins dangereux agents que le tabac.
Elle ne manque pas de purgatifs plus sûrs, plus imaniables, et plus inoffensifs. '
Enfin, veut-elle apaiser, engourdir la douleur, ]procurer le repos, le sommeil, elle n’a pas besoin