LE TABAC
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d’avoir recours à un narcotique doué de propriétésaussi irritantes; la matière médicale abonde ensubstances parmi lesquelles elle peut faire un choixinfiniment préférable sous tous les rapports.
Aussi ne faut-il pas s’étonner du rôle très-minimeréservé au tabac dans la thérapeutique moderne.
A l’intérieur, le tabac est presque entièrementbanni do la médecine ; tout au plus une infusionlégère de tabac reste-t-elle un moyen extrême d’ir-riter l’intestin dans certains cas de hernie étranglée,ou de réveiller l’action nerveuse et de rappeler à lavie le malade chez lequel l’asphyxie est imminente.On l’emploie alors sous forme de fumigations ou delavements.
Encore un pareil médicament demande-t-il àn’être employé par le médecin qu’avec la plusextrême circonspection.
La fumée de tabac a été vantée pour faciliter ladigestion ; à quel prix obtient-on ce prétendu ré-sultat? Combien de semaines, de mois d’horriblesmalaises, do nausées, de vomissements, s’imposentles débutants avant d’arriver à digérer, malgré letabac ou avec cette drogue ! ,
Enfin, le tabac est considéré comme un remèdepour les asthmatiques. En tout cas, il doivent enuser avec une très-grande modération, sinon ils nesauraient trouver un meilleur moyen de provoquerle retour de leurs accès.
A l’extérieur, on fait avec le tabac des lotionscontre les parasites végétaux ou animaux.