LE TABAC
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nation? Et n’est-ce pas la pire de toutes les foliesque celle qui a pu entraîner ainsi toute une nationà se suicider par le poison ? »
Napoléon I " a dit « que l’habitude de fumer estun plaisir qui n’est bon qu’à désennuyer les fai-néants, »
Il est vrai que l’on a prétendu qu’il y avait peut-être dans cette boutade un peu du dépit d’un apprentifumeur à qui le tabac n’avait pas réussi.
N’oublions pas de mentionner le danger des in-cendies, des explosions auquelles nous exposent sanscesse les fumeurs, et les désastres si souvent cau-sés par les allumettes qu’ils portent toujours aveceux, et qu’ils laissent tomber sans précaution surleur chemin !
Efforts pour diminuer les abus et les dangersde l'usage du tabac.
Si on ne peut espérer supprimer l’usage du tabac,il faut du moins s’efforcer d’en poursuivre l’abus.Aucun effort ne doit être épargné pour prému-nir la jeunesse contre une habitude qui bientôtdevient un besoin, une passion si difficile à ré-primer.
Dans ce but, à côté des travaux d’un grand nom-bre de médecins et de philanthropes , il faut citeravec reconnaissance l’institution d’une Société fon-dée en France pour prémunir contre les dangersrésultant de l’abus du tabac. Cette Société s’est for-mée à Paris , en mars 1868, et a été autorisée le