LE TABAC.
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des acides organiques varient dans les divers tabacs,et comme les uns donnent, avec la potasse, des selsplus boursouflants que les autres, il est clair que lanature de ces acides exerce une influence directe surla combustibilité.
Les proportions, également variables, des matièresqui brûlent sans boursoufler, tels que les sels organi-ques de chaux et de magnésie, ont aussi leur in-fluence, puisqu’elles tendent à rendre le charbonmoins poreux. L’état d’agrégation du tissu du tabacjoue aussi un rôle : si le tissu est bien agrégé, ilrésistera mieux aux efforts de rupture qu’exercentles matières qui boursouflent dans l’intérieur descellules; ces matières doivent être en abondancesuffisante pour produire sa désorganisation. Il enfaudra moins pour briser un tissu moins agrégé. Laconductibilité du tabac, pour la chaleur, influe encoresur la combustibilité, ainsi que l'a montré M. Cousté,directeur de la manufacture de Paris .
M. Schlœsing prétend seulement que les sels orga-niques alcalins sont la cause majeure et vraimentefficace de la combustibilité, puisque leur seule pré-sence suffit pour rendre un tabac combustible...
Tous les fumeurs savent que, chez certains cigares,il se manifeste sur la robe et dans le voisinage immé-diat du feu, une sorte de cordon ou bourrelet, et ungrand nombre regardent l’apparition de ce cordoncomme un signe de mauvaise combustion.
C’est à tort; le bourrelet, qu’il faut bien se garderde confondre avec la zone charbonnée des cigaresincombustibles, provient du boursouflement des selsde potasse; il est le signe de leur abondance, et, par