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LE TABAC.
suite, de la combustibilité du tabac. Aussi, quand ilest considérable, la cendre est grise et comme fritéepar la fusion du carbonate de potasse.
En terminant, l’auteur expose comment il conçoitque le lavage et la macération donnent la combus-tibilité aux tabacs qui en étaient dépourvus. Il im-porte d'expliquer ces effets, constatés, d’ailleurs, parl'expérience, car on pourrait les opposer à la théoriedeM.Scblœsing et dire : La présence des sels potassi-ques n’est pas nécessaire, puisque le lavage seul dutabac d’Algérie suffit à rendre ce tabac parfaitementcombustible.
Le lavage, suivi d’une pression énergique, élimined’un tabac incombustible une forte proportion dessels organiques à base de chaux, qui, on l’a vu, sontun obstacle à la combustibilité. De plus, les cellulesdu tabac ayant été vidées, en partie, des sucs quellesrenfermaient, le charbon du cigare pourra être suffi-samment poreux, sans le secours du boursouflementdes sels potassiques; en outre, la pression énergiquesubie après le lavage a dû rompre des cellules et pro-duire, dans le tissu, un commencement de cettedésorganisation que les sels potassiques opèrent sibien dans les tabacs naturellement combustibles;enfin, après la pression, ce qui reste de sucs dissousdans les flO pour 100 d’eau que retiennent les feuilles,ne rentre pas entièrement dans les cellules; unepartie demeure et sèche à la surface du tabac, ce quicontribue encore a décharger de matières l'intérieurdes cellules.
La macération a deux buts principaux : fondre enun seul les goûts divers des tabacs macérés ensemble,