LE TABAC.
Si
sent du bon tabac pour la poudre, et par conséquentdoivent prendre une forte végétation : ce sont le Lot ,le Nord, le Lot-et-Garonne , rille-et-Vilaine. D’autres,comme le Pas-de-Calais et le Bas-Rhin, au contraire,produisent des tabacs légers, propres surtout à la fa-brication du tabac à fumer, et par conséquent on doits’abstenir d’amender les terres et d’espacer beaucouples plants. Ce sont ces considérations qui ont dé-terminé la Régie à permettre 4.0000 pieds de tabacpar hectare, et jusqu’à 15 feuilles par pied danscertains départements, tandis que dans d’autres onn’accorde que 10.000 pieds par hectare et 8 feuillespar pied (1). Dans tous les cas, la loi et les disposi-tions réglementaires prises en conséquence laissentau planteur la latitude d’un cinquième, tant au-dessusqu’au-dessous du nombre de pieds portés dans sonpermis. Le service actuel de la culture est chargéd’assurer l’exécution des règlements qui sont arrêtéschaque année par les préfets en conseil de préfecture.Les agents de ce service sont aussi appelés à vérifiersi les semis, puis les plantations remplissent lesconditions voulues par les permis, à rechercherles plantations non autorisées et à assurer leur des-truction, à surveiller l'écimage, à compter les pieds,puis les feuilles de chaque pied, à constater les dé-gâts éprouvés par les plantations, pour que les cul-tivateurs puissent être déchargés de leurs obliga-tions, à faire détruire après la récolte les tiges et lesracines, à surveiller constamment les abus auxquelsdonne lieu le dépôt du tabac entre les mains du plan-
(1) Nous avons vu, dans le chapitre précédent, combien la forcedu tabac variait avec ces diverses considérations. A. L.