LE TABAC.
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teur jusqu’au moment où il est remis dans les maga-sins de l’État, ou parti pour l’étranger, s'il doit êtreexporté. Enfin, ils assistent à la réception des tabacspar les experts commis à cet effet. Ce service estdirigé, dans chaque département à culture de tabac,par un inspecteur chargé en même temps de la sur-veillance des magasins des feuilles ; 18 o agents suf-fisent d’ailleurs à tous les soins qu’il exige, sauf aumoment des inventaires. On prend alors des em-ployés auxiliaires pour exécuter les travaux extra-ordinaires qui se présentent.
Nature du sol. — Le tabac demande, pour vé-géter vigoureusement, une terre bien meuble et richeen engrais. C’est dans les sols argilo-sablonneux qu’ilréussit le mieux. Dans un terrain argileux, compact,le tabac ne peut prospérer qu'avec beaucoup de dif-ficulté, à moins qu’il ne soit modifié avec des amen-dements calcaires.
La présence de la chaux dans le sol rend, dit-on,le tabac aromatique.
Une terre située dans un bas-fond ne convientguère au tabac ; en effet, si un peu d’humidité luiest très favorable pendant la première période decroissance, l’eau, au contraire, lui est très préjudi-ciable lorsque les feuilles commencent leur matura-tion, et souvent, dans ce cas, il est atteint par larouille.
Les terres situées sur une élévation ne conviennentguère mieux, car le tabac y est exposé, lorsqu’il estjeune, à dépérir par suite de la sécheresse, ou en touscas à n’acquérir qu’une très faible vigueur. Aussi,en Europe , sauf quelques exceptions dans le Midi,