Buch 
Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
Entstehung
Seite
62
JPEG-Download
 

LE TABAC.

62

qu'il se trouve aux endroits que les plantes occupe-ront plus tard. C’est une matière qu’on ne peut gas-piller, vu sa cherté et la courte durée de son action,qui ne dépasse guère huit à neuf mois. On réduit enpoudre la colombine, de même que le guano, on ymêle quelquefois de la paille; comme la dose em-ployée est ordinairement assez forte, celte précautionest indispensable; sans cela, on risquerait de voirpérir les plantes pendant les longues sécheresses del’été. On met de lo à 20 voitures de colombine à l'hec-tare (12.000 à 20.000 kilogrammes).

G 0 Poissons morts et autres débris animaux. — Lespoissons morts, les harengs qu’on pêche souvent enénormes quantités ou que les marées rejettent, lesmoules et les coquillages, qui contiennent une forteproportion de gélatine animale, sont de très bonengrais, surtout dans les terres compactes, quoi-qu’ils ne puissent être dédaignés dans les sols légers.En 1824, année où la pêche du hareng avait été pro-digieuse, un cultivateur de Nykerke (Hollande) s’enservit pour l’engraistement de son tabac et obtintun succès qui excita l’admiration de tous les fermiers,car ils affluèrent de plusieurs lieues à la ronde pourvisiter ses plantations.

7° Fumiers. — Parmi les engrais de ferme em-ployés seuls, le fumier de porc, d’ailleurs si peuestimé, occupe le premier rang et paraît donner autabac un goût agréable. A côté de lui et presque surla même ligne doit figurer le fumier de mouton à rai-son de 30 à 40 mètres cubes par hectare; il activesingulièrement sa végétation. Vient en troisièmelieu, d’après les observations que nous avons recueil-