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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

bien huit feuilles par pied dans le Nord, il peut enproduire dix ou douze dans le Midi . Il faut avoirsoin de ne pas choisir, pour les laisser, les feuilles quisont le plus près du bouton floral et celles qui l’en-tourent. En effet, les cinq ou six qui s’en trouvent lesplus voisines ne prennent jamais un grand dévelop-pement, et il importe de se souvenir que ce sont lesfeuilles les plus hautes, une fois l'écimage opéré, quisont appelées à former les ballots de première classe,pourvu, bien entendu, qu’elles remplissent les condi- jfions nécessaires pour cela.

L’écimage a pour effet de faire naître, à l’aisselle jde chaque feuille, un rameau latéral qui se montre jhuit ou dix jours après cette opération; or il va sans jdire que ce rameau doit être supprimé dès qu’il semontre, autrement l’écimage ne produirait plus lesbienfaits qu’on en attend.

La suppression de ces bourgeons se continue cha-que jour pendant un certain temps; ce travail est j

confié aux femmes et aux enfants, il exige quelque j

attention, pour ne pas endommager les grandes feuil-les. Pendant la chaleur du jour, les feuilles du tabac |

sont inclinées vers le sol, c’est le moment propice j

pour pratiquer l’écimage et l’ébourgeonnement, ce ;

travail se fait alors plus facilement. En France , l’é- j

cimage doit être terminé à la fin d’août, généralementdu lo au 20.

En Belgique et en Hollande, on laisse, lors de l’é-cimage, de douze à quinze feuilles dans les terresfertiles et de dix à douze dans les sols médiocres.

En Algérie et en Tunisie , où la culture estégalementlibre, on laisse vingt à vingt-cinq feuilles par pied.