Buch 
Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
Entstehung
Seite
77
JPEG-Download
 

LE TABAC.

77

Les deux opérations d’écimage et d’ébourgeonne-ment ayant été faites en temps utile, le plus tôt pos-sible et sans perte de temps, la plantation gagne d’unemanière étonnante, toute la sève se portant auxfeuilles pour leur donner la force et l’ampleur dési-rées. Mais si les jets qui se forment alors n’étaientpas enlevés de suite, une partie du courant des sucsnourriciers irait vers eux à leur profit, de sorte qu'ilsdeviendraient une cause majeure d’épuisement.i'YzAC.)

Maladies et ennemis du tabac. — Si, à l’é-tat sec, le tabac est un puissant insecticide, très em-ployé dans ce but en horticulture, ainsi que nous leverrons plus loin, pendant sa végétation, il est attaquépar contre par une foule d’insectes et de plantes pa-rasites.

Parmi ces dernières, nous avons tout d’abord l’ora-banche rameuse (Phelipæa ramosa ), plante parasitequi épuise les pieds aux dépens desquels elle vit; ondoit arracher la plante attaquée avant que l’orobancheait répandu ses graines, car elle se propage facile-ment. Néanmoins, si les orobanches étaient trèsabondantes dans la plantation, leur destruction seraittrès onéreuse, et il serait opportun de suspendrependant quelques années la culture du tabac sur lechamp infesté.

La rouille se reconnaît aux taches rousses, rous-sàtres ou jaune-orangé qui se montrent sur les feuil-les. Celles-ci, ainsi atteintes, ne tardent pas à se flé-trir et même à se détacher des tiges, si elles netombent pas en poussière. Cette maladie, causéepar un végétal cryptogamique, est assez commune