LE TABAC.
clans les sols humides et les années pluvieuses, ainsique dans les terres peu profondes.
La. jaunisse ou ictère du tabac est un appauvrisse-ment général de toute la plante, une sorte de chlo-rose ou anémie dans laquelle la formation de la ma-tière verte ou chlorophylle est arrêtée; le tabac, aulieu de prendre la belle teinte verte qui le caracté-rise, reste j aune-verdâtre et la plante mûrit préma-turément. C’est, comme le fait remarquer M. Demoor,une véritable maladie, qui a pour cause l’applicationd’engrais trop frais. Quelquefois aussi elle est pro-duite par les eaux stagnantes du sous-sol. Toutefoiselle semble déterminée par l’insuffisance ou l’absencede fer dans le soi.
Le blanc est une maladie qui a son siège primitifdans les racines, qui ne développent pas de chevelu :la tige contient une moelle molle et blanchâtre etn’a pas assez de vitalité pour produire des bourgeonset des rejetons. Cette maladie se communique desfeuilles malades aux feuilles saines mises en contactavec elles au séchoir et sur lesquelles elle provoque laformation des moisissures. Elle est également causéepar un cryptogame. Jusqu’à présent, il n’existe aucunmoyen de prévenir la propagation de la maladie, sice n’est de détruire les pieds qui en portent des traces.
La nielle ou cchauboulure s’attaque aux feuilles,qui se couvrent de marbrures jaunâtres ressemblantquelque peu à celles de la rouille.
Parmi les insectes nuisibles au tabac, nous citeronstout d'abord la larve du hanneton ou ver blanc , tropconnu pour que nous insistions à son endroit.
Les altises ou puces de terre se montrent surtout