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LE TABAC.
Enfin les plantations de tabac ont souvent à souf-frir des gelées tardives, des orages, des pluies con-tinues et des sécheresses prolongées. Quant à lagrêle, elle peut anéantir complètement la récolte,car chaque grêlon, s’il est un peu gros et poussé parle vent, qui tombe sur une feuille , y fait un (rou ouune meurtrissure, qui dans tous les cas déprécie beau-coup la valeur de la plante.
Néanmoins, une plantation grêlée avant le mois dejuin peut être conservée en recépant près de terre,de nouveaux bourgeons se développent de suite etconstituent une nouvelle récolte appréciable. Mais sila grêle arrive en juillet, la récolte est fort compro-mise et le planteur n’a plus qu’à faire constater ledésastre par la Régie.
Production des graines. — Lorsqu’on cul-tive le tabac pour obtenir des graines de semence,culture qui ne se pratique que sur une très petiteétendue, on choisit, cela va sans dire, les pieds lesplus beaux et les plus vigoureux. Dans ce cas , lorsdu troisième binage, on donne un tuteur à la plantepour qu’elle ne soit ni renversée ni cassée par levent.
Dans ce cas on se gardera bien d’écimer et d'é-bourgeonner; au contraire, lorsque les fleurs semontreront, on supprimera avantageusement quel-ques feuilles pour que la sève se concentre vers lesorganes floraux.
Vers la mi-octobre, ou même plus tôt, suivant lesannées et les climats, les capsules du tabac com-mencent à prendre une teinte roussâtreou brunâtre,qui s’accentue de plus en plus : c’est le moment de