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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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I.E TABAC.

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les récolter, en choisissant pour cela une journéesèche et autant que possible ensoleillée. Récoltéespar un temps humide, les capsules moisissent et lesgraines perdent leurs qualités.

Après avoir été coupées, les capsules sont conser-vées, avec les graines qu’elles renferment, dans un en-droit bien sec. Ce n’est qu’au moment du semis qu’onretire les graines des capsules en écrasant celles-ci,car les graines conservées dans les capsules mêmesgardent plus longtemps leur faculté germinative.

Vingt-cinq pieds de tabac fournissent environ1 kilogramme de graines, c’est-à-dire près de deuxlitres. En France , c’est l’administration qui choisitles planteurs pour cultiver des pieds de tabac porte-graines. Ces planteurs en garnissent environ un are,où tout vient au hasard le plus souvent, sans qu’ons’occupe de régler le nombre des capsules que chaquetige peut conserver pour les nourrir convenable-ment. On y laisse toutes celles qui se produisent,bonnes ou mauvaises. C’est une faute capitale, faitremarquer M. Yzac ; jusqu’à preuve du contraire, jeresterai persuadé qu’il serait d’un intérêt capitalpour la réussite de la culture du tabac que chaqueplanteur conservât sur sa propriété 3 à 0 pieds deporte-graines, ne laissant subsister que le nombre decapsules que chaque sujet pourrait nourrir utilement,sous le contrôle des employés de la Régie. Ces agentsseraient appelés à donner leur avis sur le choix despieds à garder dans ce but, et, en cas de négligence,pourraient faire détruire les sujets malvenants. Onaurait ainsi de bonnes graines et par cela môme debeaux pieds de tabac.

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