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LE TABAC.
épais de ]a côte, et de façon que les faces supérieuresse regardent deux à deux. Les ficelles employéesont généralement une longueur de 2 mètres; il faut ;espacer les feuilles pour qu’elles ne se touchent pas :l’épaisseur d’un doigt entre chacune d’elles sera suffi-sante. Les guirlandes sont accrochées des deux boutsà des clous disposés à cet effet sous des abris, et cen'est qu’au bout de quelques jours qu’elles sont défi-nitivement placées au séchoir. Lorsque l’on disposede baguettes bien unies et résistantes, elles peuvent,remplacer la ficelle, on a ainsi un support plusrigide. Les pieds entiers suspendus sur les pentessont d’une dessiccation plus lente, aussi cettemanièrede faire n’est praticable que dans les séchoirs bienaérés ou sous les auvents des hangars, écuries, etc.Ainsi traitées, les feuilles séchées sont plus lourdeset moins cassantes; la mise en pente est plus expé-ditive et nécessite moins de place qu’en guirlandes.
La dessiccation est plus ou moins longue, et estsubordonnée à l’état de l’atmosphère ; si le temps estsec, cinq ou six semaines seront suffisantes, il faudraplus si l’air est humide.
La côte de la feuille surtout, étant épaisse, sèchedifficilement; pour obvier à cet inconvénient, cer-tains planteurs fendent en deux vers leur base tousles pétioles un peu forts.
Les séchoirs étant garnis, les guirlandes ne doi-vent pas être abandonnées à elles-mêmes, des vi-sites fréquentes, pour ainsi dire quotidiennes, sontindispensables.
La dessiccation trop prompte rend la feuille cas-sante et elle ne prend pas la couleur jaune qui est rc-