LE TABAC.
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moins de délicatesse que ceux récoltés plus tôt. Ainsidonc, dans le Nord, l’avantage reste aux semis hâtifset aux sujets précoces.
Cueillette des feuilles. — C’est avec les doigtsque s’opère le retranchement des feuilles, en cas-sant le pédoncule le plus près possible de la tige, caril faut obtenir du poids et une partie solide à la basede la feuille pour la fixer sur les pentes du séchoir.On ne doit jamais récolter par la pluie, mais bienpar un temps sec et lorsque la rosée est évaporée.Les feuilles récoltées, fait remarquer M. Ilopffeld,sont placées par paquets de dix ou douze, les unesau-dessus des autres; après que le soleil les a séchéeset fanées un peu, elles sont rentrées dans les abrisou séchoirs et placées verticalement, les pointes enl’air, les unes contre les autres, sur un plancher ouune surface plane et sèche ; ainsi placées, ellesprendront de la souplesse, seront moins cassantes,la mise en guirlandes sera plus facile tout en per-mettant de les serrer davantage sur les attaches.
Un procédé de récolte plus expéditif, mais qui nepeut être employé que dans le Midi, où le séchageest facile, consiste à couper la tige garnie de sesfeuilles au ras du sol, ce qui se fait avec une serpebien tranchante, les tiges coupées, placées sur leterrain, leur base dirigée vers le soleil, restent ainsipour se sécher et s’assouplir; puis elles sont rentréesau séchoir et pendues la tête en bas.
Pour former des guirlandes ou chapelets de feuil-les, on fait usage d’aiguilles longues et courbes ap-pelées carrelets et de ficelles à paillassons; lesfeuilles sont enfilées une à une à l’endroit le plus