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LE TABAC.
coucher du soleil on les transporte au séchoir, où on !les dispose en petits tas de trois ou quatre plantessuperposées, et on recouvre de paille ou de nattes. lElles restent ainsi deux ou trois jours, pendant les-quels on les retourne et on les agite au moins troisfois pour qu’elles ne s’échauffent pas trop. Par l’effetde cette manipulation les feuilles changent de cou-leur et de vertes qu’elles étaient, deviennent jaunâ-tres. On tord alors les tiges en les saisissant par lesdeux extrémités, et on les suspend verticalement auplancher par de petites ficelles, sans trop les serrerles unes contre les autres. La dessiccation s’opèreainsi lentement et à l’ombre, condition indispensablepour obtenir un bon produit. Lorsque la teinte jau-nâtre est devenue brune, on détache les feuilles de latige et on en forme des lits peu épais qui, pendantquelques heures sont exposés à l’action du soleil.
En Hollande, nous apprend M. Demoor, la récoltecommence vers la fin de juillet. On détache alors lesfeuilles inférieures, nommées zandgoed, et quelque-fois en môme temps, ou huit à dix jours plus tard,celles nommées aardgocd, ces feuilles ne sont pasentièrement minces; mais les trois, quatre ou cinqfeuilles supérieures, que l’on qualifie de bestgoed, nesont récoltées qu’un mois après, lorsqu’elles ontacquis toute leur maturité, qui est annoncée parl’apparition de protubérances ou du cloquage desfeuilles. On pratique une incision au pétiole ou queue,ou, à défaut de queue, dans la côte ou grosse nervurede chaque feuille ; on les enfile à des baguettesd’aulne ou de sapin, et on les porte au séchoir.Lorsque les feuilles se sont suffisamment ressuyées