LE TABAC.
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par l’évaporation, on enfile à une baguette cellesqui se trouvent sur deux ou trois baguettes; aprèsquelques jours, la dessiccation est complète et onrapproche toutes les baguettes, ou bien on en formede grands tas ou meules.
Les tiges, dépouillées de leurs feuilles, dévelop-pent, pendant la belle saison, des bourgeons qui peu-vent fournir une seconde récolte ou un regain dequalité très inférieure ; mais, comme ce produit se-condaire 11e compense pas l’épuisement du sol, quien est la conséquence, il est préférable de les enleveraprès la cueillette.
Dessiccation du tabac. — Le tabac, étantrécolté en feuilles vertes, doit subir une dessiccationlente avant d’être livrable à la Régie. Une dessicca-tion trop rapide est préjudiciable en ce que le tabacdevient cassant : il se déchire, perd trop de poids etprésente une coloration verte qui convient peu auxconsommateurs.
Si la dessiccation est au contraire trop lente, il y alieu de craindre les moisissures et même la putréfac-tion pour peu qu’il y ait de l’humidité, et, quoi qu’onfasse, il y en a toujours, le tabac étant par lui-mêmetrès hygrométrique.
Le séchage doit se faire à l’ombre, en l’activant etle régularisant par une ventilation suffisante. Il fautsurtout éviter les brouillards : on y arrive en fermanttoutes les ouvertures du séchoir ; lorsque le temps estbien sec, on établit des courants d’air qui chassent lavapeur d’eau et renouvellent l’atmosphère du séchoirtout en facilitant l’évaporation.
Dans les contrées où la culture du tabac occupe de