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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

local de manière à ne pas perdre de place, sanstoutefois serrer les feuilles, qui ne doivent point setoucher.

Les feuilles les plus grandes et par conséquent lesplus lourdes sont placées sur les pentes du bas; au-tant que possible on garnit d’abord les étages supé-rieurs avec les feuilles de petites dimensions, ce quifacilite le travail.

Au lieu de clouer directement les supports ho-rizontaux sur les chevrons ou pentes verticaux, ilest préférable de les faire poser de chaque boutsur des chevilles, ou plus simplement encore surdes clous à crochet : cette disposition permet dedéplacer à volonté les supports, de faire ainsi placenette pour donner une autre destination au locals’il y a lieu; les pentes sont accrochées successive-ment lors de la rentrée des feuilles, les rangées supé-rieures sont garnies les premières, ainsi que les angleset les endroits d'un accès difficile, on termine enfinparles rangs inférieurs et près de la porte desortie.

Le tabac est reconnu bon à descendre des pentes,lorsqu’il présente une belle coloration brune et quela côte, qui est la partie la plus longue à sécher, aperdu presque toute son humidité : elle est alorsmolle et non cassante. Ce moment arrive le plus sou-vent après trente-cinq ou quarante jours.

Au fur et à mesure que les feuilles sont descen-dues des pentes, elles sont liées en trois catégoriesreprésentant les trois qualités. D’abord les feuillesles plus larges; puis les moyennes, enfin les petites;toutes les feuilles déchirées dans leur milieu onavariées sont mises à part.