LE TABAC.
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1884, la récolle s’est élevée à 245 millions de kilo-grammes dont plus de 100 millions ont été exportés.
Les provinces du nord, qui comprennent le Ken-tucky, le Tennessee, le Missouri , en produisent en-viron 40 millions de kilogrammes, et le Maryland ,plus de 20 millions de kilogrammes.
La Louisiane, l’Ohio, le Connecticut, l’Indiana etle Pensylvanie fournissent le reste.
Parmi les Antilles , fait remarquer M. Demoor, l’îlede Cuba adopta de bonne heure la culture du tabac,qui a toujours été en augmentant, grâce à sa bonnequalité, surtout pour les cigares, dont les Espagnols ,tant en Amérique, qu’en Europe , font une très grandeconsommation : leur parfum, quoique fort, est sur-tout estimé. L’île de Cuba produit aujourd’hui plusde (10 millions de kilogrammes de tabac par an, tandisqu’en 1832 sa production ne dépassait pas 20 millionsde kilogrammes, représentant une valeur de 120 mil-lions de francs, doublée par la fabrication en cigares.La consommation à Cuba même dépasse le chiffre del'exportation. Le commerce du tabac dans l’ile deCuba était jadis un monopole du gouvernement espa-gnol , qu’un droit d’exportation vint remplacer en 1824.
Le tabac de la Havane est l’un des plus renommésdes Antilles ; ses cigares sont les meilleurs que l’on con-naisse et il s’en fait une immense consommation. Aucours de ces dernières années, l’exportation du tabacde la Havane s’est élevée à plus de 126.000 balles de 30à CO kilogrammes; il n’a pas été exporté de la Havanemoins de 7.278.379.000 cigares en paquets ou cérons.
Porto-Rico et Haïti produisent aussi beaucoup d’ex-cellents tabacs.
LE TABAC.