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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

Les autres contrées d’Amérique qui cultivent letabac pour l'exportation sont : dans l’Amérique dusud : la Colombie, surtout à Yarinas et à Maracaïbo ,le Pérou, le Chili à la Conception, la Plata à Buenos-Ayres et le Brésil , qui en adopta vite la culture.

Le tabac du Brésil est le plus combustible du mondeentier.

Le Mexique fournit un tabac très aromatique.

En Océanie, on récolte de bons tabacs, notammentaux îles Philippines et surtout à Java et Manille , oùles Hollandais en favorisent la culture.

Les tabacs de Java servent surtout pour la fabri-cation des cigares. Cette colonie produit tous les ansenviron 20.000.001) de kilogrammes de tabac valant50 millions de francs.

A Sumatra , la production s’élève à 9.000.000 dekilogrammes, valant 40.000.000 de francs (1). LaChine donne des tabacs jaune-paille qui sont quelquepeu employés en Angleterre. Le Japon, la Cochinchine ,l’Inde , le Tonkin, ne produisent que de très médiocresvariétés. La Birmanie est plus favorisée : chaque annéela France achète pour un ou deux millions de francsde tabac en Birmanie .

(1) C’est en 18K! riue quelques planteurs de Java conçurent l’ideed’étendre la culture du tabac à Sumatra . Les trois premières annéesne donnèrent pas de grands résultats, mais à partir de la quatrièmeon passait de 200 balles à 1.000, et en 1870 on en produisait 3 000 (laballe vaut 80 kgr.). En 1888, on est arrive à 140.000 balles, soit 00 mil-lions de francs. En vingt-quatre ans les ventes à Amsterdam et àRotterdam produisaient ensemble plus d'un demi-milliard. Le mar-ché des États-Unis, d’abord réfractaire au tabac de Sumatra , enprend aujourd’hui 40.000 balles.

Les tabacs de Sumatra n’ont toutefois de valeur que commecapaenveloppe extérieure du cigare).