LE TABAC.
119
feuilles des mains des ouvriers : il examine et vérifiesi elles ont été bien classées; il constate le poids desmannes afin de régler les salaires des ouvriers d’aprèsla tâche accomplie, enfin il place les tabacs dans di-verses cases, suivant leur destination.
Vient ensuite le mouillage, qui consiste à arroserles feuilles avec de l’eau renfermant en dissolution dusel ordinaire ou chlorure de sodium. Ce mouillage,qui, autrefois, se faisait à la main avec des arrosoirs,se fait aujourd’hui, dans la plupart des manufactures,avec un mouilloir mécanique.
On superpose plusieurs lits de feuilles que l’on ar-rose successivement avec une dissolution saline ren-fermant 10 kilogr. de sel pour 100 litres d’eau; l'eausurabondante s’écoule dans les rigoles spéciales mé-nagées à cet effet.
Le mouillage a pour but de disposer et de préparerlesfeuilles aux opérations qui suivront, en leur rendantleur souplesse enlevée par la dessiccation lors de la ré-colte. Elles sont ainsi en état de résister à la inan utentionsans se briser. Enfin, la présence du sel dans le tabaca encore pour but d’empêcher que la fermentationdevienne putride; elle éloigne les insectes et les orga-nismes microscopiques, qui sans cela se développe-raient dans toute la masse en fermentation. C'est à laprésence du sel que le tabac doit la propriété d'êtrehygrométrique, propriété que les détaillants mettentsouvent à profit dans la vente du tabac au poids parpetites quantités.
L'atelier de mouillage est à côté de celui de l’épou-lardage.
Tous les ans, la régie emploie environ 8U0.000 kilo-