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LE TABAC.
grammes de sel pour le mouillage, soit environ32 grammes de sel par chaque kilogramme de tabacfabriqué. Elle achète son sel grevé de l’impôt, commele ferait un particulier.
Enfin, il nous reste à parler de Yêcôtiige. Cette opé-ration, comme le fait remarquer M. J.-À. Barrai, estréservée aux femmes, comme étant extrêmement fa-cile; elle consiste à prendre d’une main les feuillespar un bout, et à arracher de l’autre main la grossecôte ou nervure médiane, dans toute la largeur de lafeuille. Les ouvrières sont rangées de manière à pren-dre les feuilles dans des mannes placées à leur gauche,à jeter des feuilles écôtées dans des mannes placées àleur droite, et à jeter les côtes derrière les bancs surlesquels elles sont assises. Les feuilles écôtées sontportées ensuite sur des tables ou claies, où des femmessont occupées à les repasser, à ôter les nervures quiauraient pu échapper aux écôteuses et à faire tombertoutes les matières étrangères. De là les feuilles pas-sent dans les divers ateliers auxquels elles sont desti-nées.
Les côtes, les caboches et les balayures d'ateliers,constituent les résidus de fabrication, qui sont brûlés.Ces résidus forment environ B à 8 pour 100 des ma-tières premières.
Cependant, les côtes des tabacs étrangers à finesnervures sont introduites dans les tabacs de cantine,comme nous le verrons plus loin.