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LE TABAC.
porte en creux la demi-forme de cigare, l’autre, ditemâle, qui porte des coquilles en hêtre. Les intérieursde cigares, qu’il faut avoir soin de faire très souples,sont enroulés dans l’enveloppe; la fourniture est lé-gèrement comprimée dans le moule, retournée aubout de quelques heures dans le moule, qui, à ceteffet, est ouvert puis refermé. Les moules séjour-nent en général une demi journée environ dans unlocal aéré et chauffé, s’il y a lieu, ouvert ensuitedéfinitivement. La fourniture en est retirée et rouléedans la robe. L’avantage de cette confection, qui per-met d’employer des feuilles relativement sèches pourles intérieurs, est de donner des cigares lisses, trèsréguliers, dont l’aspect plaît à beaucoup de fumeurs.
La confection au moule se pratique en grand enAllemagne, particulièrement à Mannheim .
Le procédé de la confection au moule a doncmieux réussi que la confection mécanique. On avaitfondé beaucoup d’espoir il y a quelques années surune nouvelle machine, la machine Hennel, qui sertà rober ou couper les cigares. Les fournitures sontpréalablement préparées dans des moules ana-logues aux moules à blocs dont il vient d’être(juestion, mais dans lesquels la partie mâle portedes coquilles en zinc. Les robes sontdécoupées à l’em-porte-pièce et enroulées autour de la fourniture parla machine elle-même qui consiste en un système derouleaux. Les cigares à 13 centimes, dits londreci-tos, ou communément demi-londrès, dont l’inté-rieurs est en tabac du Brésil , et la robe en tabac deSumatra , sont faits au moule.
Cigares de la Havane. — Comme nous l’a-