LE TABAC.
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pas bien préparer les tripes, comme à la Havane,avec ce liquide appelé bétun . Néanmoins, la fabrica-tion des cigares fins a été organisée à la manufacturedeParis-Ileuilly. Dans cet établissement est constituéun approvisionnement pour un an et demi environ; lestabacs sont conservés dans des caves où la tempéra-ture et l'état hygrométrique restent constants, commeà la Havane; ils sont employés an moment favorable,quand leur maturation paraît achevée. Les feuillessont mouillées au pulvérisateur par des procédésqui rendent la mouillade uniforme, puis triées entripes, sous-capes et capes. Les tripes bien allongéessont portées dans des armoires traversées par destuyaux de vapeur, sortes d’étuves où les feuilles per-dent leur excès d’humidité. Les capes sont étalées etlivrées à la confection. Ce mode de préparation fortsimple a été préféré à d’autres qui consistaient àplacer les feuilles dans des cases de maturation, ouà leur faire subir un suage sous jet de vapeur, etc.,et qui n'avaient pas donné de résultats appréciables.
La plupart des cigares de la Havane, à la manu-facture de lteuilly, sont faits au moule. Pour formerleur tête, on se sert de la gomme adragante, qui al’avantage d’être incolore, tandis que dans la fabri-cation des cigares communs on emploie, comme nousl’avons vu, de la colle d’amidon colorée avec de lanicotine. Les cigares à 15 centimes, dits Java, lesmédianitos, les trabucos à 25 centimes, les londrèsà 30 et 35 centimes, les regalias à 50 centimes, lescazadores à 00 centimes sont ainsi fabriqués à lteuillyavec un soin tout particulier.
Quant aux cigares de Manille, ils sont achetés di-