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LE TABAC.
cubes fermées de toutes parts par des planches, on ymet la poudre qui s’y trouve entassée en masses de20 à 35.000 kilogrammes. Au centre se trouve untube creux où descend un thermomètre. Là, le tabacest légèrement mouillé à l’eau salée et il subit uneautre fermentation pendant laquelle la températures’élève de plus en plus. Après trois mois de sé-jour dans cette case, le tabac est transvasé dansune autre case qu'il occupe pendant deux moisenviron. 11 est encore transvasé après un pareil sé-jour. Enfin au bout de neuf ou dix mois de cette fer-mentation lente, il est mûr; mais, comme le faitremarquer M. Bouant, il n’a pas acquis un goûtabsolument constant; c’est pourquoi les fabricantsdisposent leurs opérations de manière à obtenir à lafois une dizaine de cases mûres, soit 300.000 kilo-grammes de tabac à priser ; le contenu de chaquecase est étendu en couches horizontales superpo-sées dans la salle des mélanges, puis, au bout d’unmois, on attaque le tas verticalement; de la sortelesdix cases donnent un produit moyen constant. Oncomprend qu’un tel résultat ne puisse être obtenuque lorsqu’on travaille, comme la Régie française,sur de très grandes quantités de matières.
Fermentation en cases. — Pendant la fer-mentation en cases, l'acidité disparaît peu à peu etfait place finalement à une réaction franchement al-caline. Cependant le taux de nicotine ne varie point;celui de l’ammoniaque demeure à peu près constantet de l’acide acétique continue à se former.
Mais l’analyse démontre que la disparition desacides malique et citrique se poursuit, et met ainsi