CHAPITRE XIV.
Falsifications des tabacs.
Adjonction d’eau par les débitants. — En
France , le tabac étant cultivé et préparé sous lesauspices de l’État, les falsifications ne sont guère àcraindre, si ce n’est du fait des débitants, pour lestabacs vendus au détail, soit à fumer, soit à priser,mais nous devons reconnaître que de ce fait lesfalsifications sont, fort heureusement, très rares.
Par contre, les tabacs vendus dans les pays étran-gers où la fabrication est libre sont assez souventl’objet de sophistications diverses dont nous devonsdire un mot; il en est de même des tabacs de contre-bande qui entrent en France .
La fraude la plus commune, chez les débitants, estl’introduction de l’eau dans le tabac.
Le mouillage se reconnaît souvent à la simple ins-pection, d’ailleurs il sera facile de le mettre en évi-dence en pesant par exemple 10 grammes de tabacbien exactement, et en les maintenant deux ou troisheures dans une étuve chauffée à 105° : la perte depoids donnera la proportion d’eau.