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LE TABAC.
Adjonction d’ingrédients nuisibles. —
On ne peut mettre en doute, fait remarquer le D r A.Henrieck (1), la nocuité de certains ingrédients quelacupidité des marchands peut ajouter au tabac ; entreautres, le sel ammoniac, les sels de soude et de po-tasse, et divers caustiques, pour rendre de la saveuret de la force aux tabacs usés ou de faible qualité; lacouperose verte ou sulfate de fer, la noix de galle etautres teintures, pour les colorer; la terre d’ombre,l’ocre et des poudres de matières végétales gros-sières, pour leur donner du poids. Ces substancespeuvent occasionner, notamment en ce qui concernele tabac à priser, des ulcérations de la muqueusenasale; pour celui à fumer ou à chiquer, des engor-gements de gencives, des irritations de la gorge etc.Le collège de médecine de Saint-Pétersbourg re-connut en 1803 un tabac vert falsifié avec de lacendre, et d’une telle causticité qu’il rongeait la lameosseuse qui sépare les narines, et y engendrait lacarie ; sur son rapport, la fabrication en fut défendue.
Le Journal de pharmacie (janvier 1813) donnecomme empoisonnant infailliblement le tabac lessubstances suivantes : plomb ou oxyde de plomb, decuivre, d’antimoine, nitrate de potasse, opium,gomme-gutte, ellébore noir, sulfate de fer, d’alumineet de potasse, et muriate ou chlorhydrate de mercure.
Collenbucsh a trouvé des tabacs qui contenaientde l’opium ; il a observé que la fumée de ceux quiétaient falsifiés par le sulfate de fer, le bois de cam-pèche, la noix de galle, produisait des vomissements