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LE TABAC.
Recherche des falsifications. — Les ma-tières minérales ajoutées au tabac se reconnaissentordinairement par un lavage à l’eau, qui donne,suivant M. Bouant (1), un précipité ou une dissolutiondans laquelle on peut reconnaître la présence desmatières étrangères ; ou encore par une incinérationlaissant des cendres plus abondantes, qu’on peutsoumettre à l’analyse. Pour les substances végétales,et aussi pour un grand nombre de matières prove-nant du règne minéral, l’examen microscopiqueest le moyen le plus commode et le plus certain pourreconnaître la fraude. Les feuilles de tabac présen-tent en effet des particularités de structure qui per-mettent de les distinguer des feuilles de presquetoutes les plantes, même lorsqu’elles ont été travail-lées. Le tabac à priser lui-même les conserve d’unefaçon très nette. Cet examen microscopique devra,comme toujours, être fait comparativement avec dutabac de pureté certaine ; pour l’effectuer on pren-dra un grossissement moyen.
Lavage à l’eau, examen et dosage des cendres,dosage de l’humidité, dosage de la nicotine, examenmicroscopique : tels sont les essais principaux aux-. quels il est bon que le tabac soit soumis.
(I) E. Bouant, Nouveau Dictionnaire de chimie.