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Le tabac : études historiques, chimiques, agronomiques, industrielles, hygiéniques et fiscales sur le tabac à fumer, à priser et à mâcher : manuel pratique à l'usage des consommateurs-amateurs, planteurs et débitants / Albert Larbalétrier
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LE TABAC.

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et l’enflure de la langue. La gomme-gutte donne unecouleur jaune au tabac. Quelques fabricants ont pumêler de la terre de Cologne pour colorer les côtesqu’ils employaient; introduire du bois de sureau, dela civette, de la muscade, du girofle, de la vanille,de la cannelle, etc., pour donner un arôme au tabac;d’autres, du bois de Brésil , du marc de café, desfeuilles de noyer, etc., pour le colorer, colorationsqui ne flattent sans doute pas l’œil des Espagnols,qui y mêlent au contraire une argile ferrugineused’un jaune pâle et d’une finesse extrême pour enaffaiblir la couleur. Le cigare paraît être moins sujetà la falsification.

C’est surtout le tabac à priser qui a tenté les so-phisticateurs ; on ne saurait énumérer toutes lessubstances qui ont servi à le falsifier. M. Tardieurapporte que l’on a saisi de prétendu tabac forméuniquement de sciure d'acajou, de noir d’ivoire, depoudre de tan, de couperose verte, de sel ammo-niac.

M. Chevalier a trouvé dans une poudre un mé-lange de noir d’os, de poudres végétales, etc. (1;.

En Allemagne , les fabricants de tabac à fumer yincorporent souvent des feuilles d’autres plantes,telles que camomille, mélilot, héliante et surtoutdes feuilles d’eucalyptus.

(4) Pendant le dix-septième siècle, les falsifications du tabacétaient si nombreuses que, des accidents s’étant produits, une or-donnance de 1635 dut réserver aux seuls apothicaires le soiu de safabrication.

C’est pendant la période d’activité de l’ancienne ferme des tabacs,et sous l’empire delà libre fabrication (de 1791 à 1800) que la plu-part des fraudes furent effectuées.

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