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LE TABAC.
1° Il est sans exemple qu’un individu ait été dansl’impossibilité de supporter les émanations du tabac;
2° Le travail du tabac laisse les ouvriers exposésaux infirmités communes à tous les hommes, maisn’en détermine aucune;
3° Il n’apporte pas le moindre préjudice à lasanté, même chez les vieillards;
4° On peut autoriser dans les villes l’établissementdes manufactures de tabac.
Et cependant ces observations étaient faites en1829, époque où l’outillage était loin d’être ce qu’ilest aujourd’hui.
Treize ans plus tard, M. Siméon, directeur d’ad-ministration, dans la publication qu’il faisait d’uncompte rendu de rapports médicaux, partageait lamême opinion.
Mais en 1843 les hygiénistes commencèrent à trou-ver le séjour des manufactures moins favorable auxouvriers, et devant l’Académie de médecine , MM. Loi-seleur-Deslongchamps et Mêlier développèrent dansleur rapport une opinion bien différente de celle deParent-Duchâtelet . Pour eux, lisons-nous dans l’ou-vrage du D r Aug. Baret (1), les accidents dus à lamanipulation du tabac se manifestent chez les en-trants par de la perte de l’appétit, du mal de cœur,des nausées et la perte du sommeil; lorsqu’ils re-posent, ils font des rêves absurdes qu’ils ne saventà (juoi attribuer. Ce malaise dure de 8 à 15 jourset l’acclimatement se fait. Mais, ce n’est pas tout,au bout d’un certain temps, il se produit chez eux
(1) D r A. Barret, le Tabac, les manufactures et les fumeurs.