LE TABAC.
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une sorte de cachexie caractérisée par un amaigrisse-ment rapide et une coloration terne et grisâtre quine tarde pas à se modifier sous l’influence d’un trai-tement par le fer. Ces accidents se rencontrent par-ticulièrement chez les ouvriers chargés de la démoli-tion des masses, et nuis ou peu accusés chez lesépoulardeuses, les écoteuses et les ouvriers du mouil-lage et du hachage.
Maladies et affections — M. Mêlier n’a pasété le seul à observer de telles influences. Bonnazzinia vu des accidents nerveux, tels que toux opiniâtre,tremblement dans tous les membres, persister long-temps chez les ouvriers fabricant le tabac.
Stoltz rapporte qu’une ouvrière de la manufacturede Strasbourg accoucha presque sans douleur d’unepetite fille vivante et bien constituée, quoique leseaux de l’amnios eussent une forte odeur de tabacfermenté.
A Toulouse , des ouvriers, pensant ainsi guérir desdouleurs rhumatismales, se couchèrent sur des mas-ses de tabac où ils furent trouvés asphyxiés.
M. Hurleaux a observé que lorsqu’on saigne lesouvriers, le caillot présente rarement une couenne ;lorsque celle-ci existe, elle est fort mince et le cail-lot est mou ; il pense qu’une partie de la fibrine adisparu.
M. Gasc, qui a longtemps exercé la médecine àTonneins , dit que les affections nerveuses, les con-vulsions, le tremblement, l’épilepsie, sont fréquentschez les ouvriers de la manufacture.
J’ai voulu aussi, continue le D r A. Baret, me ren-dre compte par moi-même des effets de la fabrica-
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